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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:27
Qui était Bilal radi Allah 3ane3ou ?


Son nom et sa généalogie

Bilâl Ibn Rabâh l'Abyssin.

Sa mère

Hamâma était une esclave éthiopienne.

Sa naissance (-43 H)

Il naquit à la Mecque presque 43 ans avant l'Hégire.

Sa vie avant sa conversion

Il vécut à La Mecque et fut l'esclave des orphelins issus des Banû 'Abd Ad-Dâr, mis sous la tutelle de Oumayya Ibn khalaf.

Sa conversion

Aussitôt que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) eut reçu la mission prophétique, Bilâl embrassa l'islam avec les quelques premiers convertis.

Sa persévérance contre la torture

Vu son statut d'esclave, Bilâl fut victime de supplices atroces et de persécutions impitoyables infligées par les polythéistes de Qouraych qui l'avaient livré au martyr ainsi que 'Ammâr Ibn Yâsir et ses parents, et Suhayb.

Assisté par un groupe de polythéistes, son maître Oumayya Ibn khalaf mettait Bilâl à nu au moment où le soleil était au zénith et que la terre sablonneuse de La Mecque s'enflammait sous l'effet de la chaleur torride, puis le revêtait d'une cuirasse en fer et le faisait souffrir intensément sous les rayons solaires embrasés, tout en le fouettant et en lui ordonnant d'injurier Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
En dépit de ce calvaire, Bilâl (que Dieu l'agrée) ne soufflait mot à part : "Dieu est Unique".

Quand son bourreau Oumayya Ibn khalaf se lassait de le supplicier, il lui passait une grosse corde au cou, le livrait aux insolents et aux gamins pour qu'ils l'entraînent à travers les sentiers et les creux de La Mecque.

Abû Bakr (que Dieu l'agrée) passa près de Bilâl au cours d'une séance de torture. Voyant son état, il alla voir Oumayya et lui demanda : "Jusqu'à quand vas-tu torturer ce pauvre ?"
Celui-ci répondit : "C'est toi qui est à l'origine de sa souffrance. Pourquoi ne le sors-tu pas de cette situation ?"
C'est en effet Abû Bakr qui avait enseigné à Bilâl le message de l'Islam. Sur ce, Abû Bakr proposa à Oumayya d'échanger Bilâl contre un autre esclave plus vigoureux que lui et qui était resté fidèle au polythéisme des arabes.
Oumayya accepta l'échange; Abû Bakr récupéra Bilâl et l'affranchit.

Son émigration vers Médine

Bilâl accompagna le Prophète et émigra à Médine où le Messager d'Allâh scella une fraternité entre lui et Abû `Ubaydah Ibn Al-Jarrâh.

Le premier à appeler à la prière

Quand il fut question de choisir un muezzin, le Prophète (salla Allah 3alayhi wasalam) dit à `Abdullah Ibn Zayd : "Enseigne l'adhân à Bilâl car il a une voix plus douce que la tienne." (Fath Al-Bârî)

La bataille de Badr (2 H)

Qoreich, nobles et enfant prirent part à cette bataille. Omaya ne désirait pas se rendre à cette expédition mais il fut traité de lâche et de femme par Oqba ibn Abi Mouît et se sentant diminué dans son orgueil, il participa à l'expédition. Les épées se croisèrent et la bataille fit rage. A la fin de la bataille, Omaya ibn Khalaf voyant la défaite demanda protection à Abderrahaman Ben Aouf, malgrè cela, les musulmans ne purent accepter un tel prisonnier et Bilal était le premier à réclamer sa tête et Abderrahman Ben 'Aouf ne put rien faire.

La bataille de Khaybar (7 H)

Bilâl Radi Allah 3ane3ou faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.

La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce que Dieu a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"

L'appel de la prière après la prise de la Mecque (8 H)

Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Ces derniers reprenaient après lui chaque séquence de l'adhan, tandis que la majorité des polythéistes étaient dans leurs maisons.

La visite de l'interieur de la Ka'ba avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) (8 H.)

Le Prophète (salla Allah 3alayhi wasalam) ordonna que la porte de la Ka`ba soit ouverte. Il y rentra et n'emmena avec lui que Bilâl, Ousâma Ibn Zayd et Othmân Ibn Talha avant de fermer la porte de ce lieu sacré au sein duquel ils accomplirent la prière. (Fath Al-Bâri)


Il n'arrive presque plus à faire l'appel à la prière après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

Du vivant du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Bilâl fut son muezzin. Mais à sa mort, Bilâl ne pouvait plus retenir ses larmes chaque fois qu'il appelait à la prière en disant : "J'atteste que Muhammad est l'Envoyé de Dieu".
Sur ces entrefaites, il demanda à Abû Bakr As-Siddîq de le dispenser de faire l'appel à la prière qui lui devenait presque insupportable après la mort du Prophète.

Son départ pour la Syrie

Il se rendit auprès d'Abû Bakr (que Dieu l'agrée) et lui dit : "Ô Calife du Messager d'Allâh ! Un jour, j'ai entendu le Prophète dire : "La meilleure œuvre du croyant est le jihâd dans le sentier d'Allâh" et je voudrais me consacrer au sentier d'Allâh jusqu'à ma mort." Abû Bakr répondit : "Je t'en supplie Bilâl, pour l'amour de Dieu, reste à Médine ; j'ai vieilli et mon terme est proche".
Bilâl répondit : "Si tu m'as affranchi pour toi-même, empêche moi de partir. Mais si tu m'as affranchi pour Allah (le Très-Haut), laisse moi partir vers Allah (le Très-Haut)".
Abû Bakr (que Dieu l'agrée) le laissa partir.

Ensuite, il partit avec la première des expéditions mus
ulmanes et s'installa à Dera près de Damas. Lorsque la responsabilité du califat échut à 'Umar Ibn Al-Khattâb et qu'il atteignit Damas, il ordonna à Bilâl de lancer l'appel à la prière comme auparavant. Aussitôt qu'il commença à lancer l'appel, 'Umar et tous les compagnons qui assistaient à la scène eurent les larmes aux yeux, furent émus par nostalgie de l'époque du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), et s'effondrèrent en larmes.

Il demanda à 'Omar, qui accepta, l'autorisation de demeurer au Cham, et s'installa chez les Bani Khawlan, à Darya (non loin de Damas).

Son rêve du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et son retour à Médine

Après s'être installé en Syrie, Bilâl se maria et y demeura longtemps sans se rendre à Médine. Un jour, il vit le Prophète lui dire dans un songe : "Qu'est ce que cet éloignement, Bilâl ? N'est-il pas temps que tu me rendes visite ?".
Bilâl se réveilla alors attristé et se dirigea vers Médine jusqu'à ce qu'il arriva au tombeau du Prophète où il se mit à pleurer. Ensuite, Al-Hasan et Al-Husayn arrivèrent; il les serra dans ses bras et les embrassa. Ils lui dirent : "Nous voudrions que tu lèves l'adhân à l'aube."
Il monta alors sur le toit de la mosquée et lorsqu'il commença à dire : "Allah est plus Grand, Allah est Plus Grand", Médine fut secouée. Quand il dit : "Je témoigne qu'il n'existe aucune divinité à l'exception d'Allah", Médine fut secouée davantage. Lorsqu'il dit : "Je témoigne que Mohammad est le messager d'Allah", les femmes sortirent de leurs foyers. Médine, ses hommes et ses femmes, n'avaient jamais été vus pleurant comme ce jour-là.

Sa mort (20 H.)

Lorsque la mort vint frapper Billal Ibn Rabah (que Dieu l'agrée) sa femme dit : "o quelle tristesse!"
Alors il retira son drap de son visage en étant à l'agonie et dis : "ne dis pas quelle tristesse mais plutôt quelle joie"!
Puis il rajouta : "Demain je rencontrerai les bien-aimés: Mouhammed et ses compagnons!"

Ses mérites

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda un jour à Bilâl (que Dieu l'agrée) : "Ô Bilâl! Parle-moi donc de la bonne action que tu as faite depuis ta conversion à l'Islam et dont tu attends le plus grand salaire. J'ai entendu en effet le bruit de tes sandales devant moi au Paradis".
Il dit : "L'action dont j'attends le plus grand salaire est que je ne fais jamais des ablutions de jour ou de nuit sans les faire suivre de ce que Dieu m'a écrit comme unités de prière". (Al-Boukhâri, Mouslim n°6130)

Selon 'Aidh Ibn 'Amr Al Mouzannï (que Dieu l'agrée), Abou Soufyàn vint avec un groupe d'hommes à Salmàn, Souhayb et Bilàl. Ces trois derniers dirent : "Les sabres de Dieu n'ont pas encore eu justice de l'ennemi de Dieu".
Abou Bakr (que Dieu l'agrée) leur dit alors : "Comment dites-vous des choses pareilles à l'ancien de la tribu de Qoraych et à son seigneur?"

Puis il se rendit chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et l'en informa.
Il lui dit : "Ô Abou Bakr! Peut-être les as-tu fâchés? Et si tu les as fâchés, tu as certainement fâché ton Seigneur".
Il alla les voir et leur dit : "Mes frères! Est-ce que je vous ai fâchés?"
Ils dirent : "Non, frère! Mais que Dieu t'en absolve ô frère!" (Mouslim)

'Omar (que Dieu l'agrée) disait : "Notre maître Abû Bakr a affranchi notre maître (Bilâl)". (Fath Al-Bâri, hadith n°2954)


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